Séjour dans les Pyrénées juillet/août 2012 (Partie 3)
Un deuxième circuit en Cerdagne, circonscrit à un petit périmètre entre Mont Louis et l’enclave de Llivia, sur une cinquantaine de km va me permettre d’écumer les cols routiers peu élevés et peu difficiles du plateau.
La descente désormais habituelle me conduit à passer par Mont-Louis avant de revenir par la N116 sur le col de la Perche (FR-66-1581b).
Ce col gravi sans grande difficulté depuis Mont-Louis a une histoire autre que cycliste. C’est en effet le col de France le plus haut passé par le Train Jaune (et par un train français sans crémaillère) qui relie Villefranche de Conflent (alt. 415m) à La Tour de Carol (alt. 1230m). Ce train assuré toute l’année, été comme hiver, permet le désenclavement de la Cerdagne en passant par ce fameux col avec des rampes allant jusqu’à 6% sans crémaillère !
ce n’est pas le point le haut en altitude passé par les rails du train Jaune. En effet, le point culminant est atteint à la gare de Bolquère à l’altitude 1592 m !
Je prends ensuite la direction de Eyne, un des nombreux villages disséminés sur ce plateau de Cerdagne. De là, j’en profite pour rejoindre le col Rigat (FR-66-1488) en évitant au maximum la N116 trop fréquentée. Ce col est également le lieu de passage du Train Jaune reliant le col de la Perche à la gare de Saillagouse.
Je reviens sur la D33 pour atteindre le Port de Llo (FR-66-1579) sous une forte chaleur malgré l’altitude toujours aux alentours des 1500m !
La descente sur Llo et ses bains réputés d’eau sulfureuse au pied des Gorges du Sèdre me permet de récupérer un peu avant de traverser Saillagouse et de devoir emprunter la N116 pour atteindre le col de Llous (FR-66-1336a).
J’ai hâte de quitter cet axe trop passager qui permet de relier la plaine au col de Puymorens pour me diriger vers l’enclave espagnole de Llivia. cette enclave de 12,8 km² a une histoire assez particulière puisqu’elle fait partie de la province de Gérone en Espagne. Llivia fût déclarée comme « ville » en 1582 et la signature du Traité de Bayonne (1866) précisait que les villes resteraient rattachées à l’Espagne !
L’enclave était née et une route de 4km de long parcourt ce territoire espagnol sans postes frontières.
Llivia est une jolie petite ville avec une large avenue qui la traverse dans sa plus grande longueur et semble florissante malgré la « soi-disant crise » qui frappe l’Espagne… Je ne m’attarde pas outre mesure car je n’ai qu’une envie, c’est fuir la chaleur accablante en prenant de l’altitude en regagnant le sol français.
La ville d’Estavar, côté français, n’a rien a envier à son homologue espagnole sur le plan de la richesse. Elle marque pour moi le pied du col de Palmanill (FR-66-1512) avec de sévères pentes pour atteindre son sommet au bout de 4,5 km pour environ 300 m de dénivelée. Ce n’est pas un mur, mais la chaleur ambiante me donne l’impression d’une montée bien soutenue !
La suite est plus tranquille et la chaleur s’atténue avec l’altitude. J’atteins le col d’Egat (FR-66-1615) puis le col de Fau (FR-66-1635) dans la foulée avec un panneau marquant une altitude un peu exagérée !
Il me reste à grimper jusqu’à Font-Romeu, puis jusqu’au col du Calvaire de Font-Romeu, ce qui rajoute encore 200 m de dénivellation à la sortie.
Au total, cela me fait un peu plus de 50 km pour seulement 900 m de dénivelée, mais avec les conditions estivales très marquées, j’ai l’impression d’avoir fait beaucoup plus !
Je rajoute ainsi 7 cols nouveaux sur ma liste, ce qui porte le total à 32 depuis le début des vacances sachant que j’alterne vélo et randonnées pédestres.
Cols franchis | Référence 100Cols |
Col de la Perche | FR-66-1581b |
Col Rigat | FR-66-1488 |
Col de Llo | FR-66-1579 |
Col de Llous | FR-66-1336a |
Col de Palmanill | FR-66-1512 |
Col d'Egat | FR-66-1615 |
Col de Fau | FR-66-1635 |